La république, l’universel idéal et la société plurielle

Dans mon cours de français ce semestre, on discute un thème nommé « La république, l’universel idéal et la société plurielle » qui aborde les questions de la pluralité et le nationalisme en France et le monde francophone. En réfléchissant sur ces sujets, nous avons regardé un film et lu quatre articles. Le film, réalisé par Ousmane Sembène, s’appelle « La noire de… » Réalisé en 1966, ce film aborde le sujet du néo-colonialisme après l’indépendance du Sénégal en 1960. Il suit une jeune femme sénégalaise qui voyage en France avec une famille française pour travailler comme gardienne des enfants. Cependant, elle se retrouve travailler comme une « bonne à toute faire » pour la famille blanche. Elle a pensé que sa vie en France la donnerait des opportunités de voir le monde et de continuer son éducation, mais en réalité, elle travaille comme esclave pour la famille blanche et ne quitte pas l’appartement. Enfin, elle décide de se suicider parce qu’elle ne veut plus que la famille française l’opprime. Ce film montre les difficultés dans les relations entre les Sénégalais et les Français après la fin du colonialisme. Même si les Sénégalais et les Français étaient égaux devant les lois, la mentalité du colonialisme et de l’inégalité restait toujours, un fait qui s’exprime dans le film.

Les quatre articles que nous avons lus ont traité des sujets similaires dans les situations plus modernes. Le premier article discute les lois concernant les burkinis en France. Le burkini, c’est un maillot de bain inventé en 2004 pour les femmes musulmanes pour qu’elles puissent se baigner en retenant leur modestie. Ce maillot de bain a provoqué des débats en France. La raison, c’est que la France est un pays « laïque, » ce qui veut dire que la religion et la société civile se séparent légalement. Le burkini est un signe ostentatoire de la religion musulmane, et donc certaines villes l’ont interdit. Cependant, le Conseil d’État a invalidé l’arrêté d’une ville contre les burkinis, ce qui crée une précédent en support de la légalité des burkinis.

Les deuxième et troisièmes articles traitent les sujets de l’assimilation et l’intégration des étrangers en contexte de l’élection de 2016. Le deuxième article examine les paroles de Nicolas Sarkozy, un candidat pour la présidence de la France, quand il a déclaré qu’à partir du moment où l’on devient Français, « l’on vit comme un Français et nos ancêtres sont les Gaulois. » Sarkozy explique : « Si l’on veut devenir français, on parle français, on vit comme un Français. Nous ne nous contenterons plus d’une intégration qui ne marche plus, nous exigerons l’assimilation. Dès que vous devenez français, vos ancêtres sont gaulois. J’aime la France, j’apprends l’histoire de France, je vis comme un Français », doit se dire celui qui devient français, a-t-il ajouté. Le troisième article présente des critiques des déclarations de Sarkozy, comme, par exemple, ceux de Alain Juppé, qui déclare, « [L’idée de l’assimilation] voudrait dire qu’on est tous pareil, qu’on coupe nos racines … Mais quand on coupe les racines d’un arbre, il meurt ». Juppé défend l’intégration, une notion qu’il dit « respecte les différences ».

Le dernier article que nous avons lu examine le sujet du « littérature-monde » en français. L’article prône une littérature francophone venant de tous les pays francophones et non seulement la France. Quarante-quatre auteurs ont signé l’article, qui est apparu comme manifeste en 2007. L’article argue : « Le centre relégué au milieu d’autres centres, c’est à la formation d’une constellation que nous assistons, où la langue libérée de son pacte exclusif avec la nation, libre désormais de tout pouvoir autre que ceux de la poésie et de l’imaginaire, n’aura pour frontières que celles de l’esprit. » Donc, les signataires veulent que « la littérature française » représente non seulement les écrivains français mais aussi les écrivains francophones d’outre-France.

Le film et les articles abordent les questions de la pluralité, la diversité, et le nationalisme. Faut-il assimiler les étrangers dans la société française, où faut-il les intégrer ? Combien de diversité de l’ethnicité, de religion, et de politique est-ce que la France va permettre ? Comment est-ce que la France peut rester uni entre la diversité ? Est-ce que les valeurs de la république française restent toujours les mêmes aujourd’hui, ou est-ce qu’il faut les modifier pour les appliquer au monde moderne ? Est-ce que la laïcité protège ou viole les libertés des citoyens, en particulier ceux des citoyens religieux ?

Je ne sais pas les réponses à ces questions. Récemment, dans un autre cours, j’ai lu en extrait de La Politique par Aristote. Il a écrit : « Une autre cause de révolution est la différence des races qui n’acquièrent pas immédiatement un esprit commun ; car un état n’est pas la croissance d’un jour, pas plus qu’il ne provient d’une multitude réunie par hasard. » Je pense que ce qu’il dit soit vrai. Un état, ou une nation, n’est pas seulement un groupe de personnes qui vivent dans le même endroit géographique. Plutôt, un état est un groupe de personnes qui partage les mêmes intérêts et les mêmes visions de la vie bonne. Si une nation va subsister, elle doit être unifiée ; la discorde détruit les nations et produit les guerres et les révolutions. Donc, à mon avis, si la France veut subsister, ses citoyens doivent être unifiés autour d’une vision commune de la vie bonne.

Mais cela dit, je ne sais pas comment appliquer ses idées à la situation moderne de la France. Comment est-ce qu’un peuple d’ethnicités divers, de croyances divers, d’opinions divers peut partager une vision de la vie bonne ? Idéalement, je vois une France constituée de citoyens de plusieurs ethnicités, religions, et traditions qui sont unifiés comme un peuple—un peuple qui partages les mêmes valeurs centrales mais qui célèbrent leurs autres différences comme ceux qui leur rendent fort. Mais est-ce que c’est possible, ou est-ce que ce n’est qu’un rêve ? Je n’ai pas de réponse.

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La nourriture et les repas dans la culture française

Il y a trois ans et demi, je suis allée en France pour la première fois. Une caractéristique de la culture française qui m’a frappé est l’attention que les français font à la nourriture. Par exemple, chez la famille française qui m’a hébergé, le déjeuner et le dîner était tous les deux de deux ou trois courses, pleins de végétaux et de plats nourrissants. J’ai apprécié aussi que les repas pour les français sont aperçus comme des opportunités de socialiser, de parler avec d’autres, et de former des amitiés. Pendant chaque repas, on s’assiérait, on se reposait, et on donnait son attention aux autres. On parlait des événements du jour, des idées pour le lendemain, et de tous autres sujets qui se présentaient. Je me suis liée d’amitié avec mes hôtes et avec beaucoup d’autres invitées à cause de ces repas. Ces expériences m’ont formé, et maintenant je vois les repas comme un des temps le plus importants dans la vie d’une famille et dans l’approfondissement des amitiés.

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Tea Time

Global InterVarsity is a chapter of InterVarsity Christian Fellowship on OU’s campus geared specifically towards international students. As part of its ministry to international students, Global IV puts on a weekly “tea time” at the apartment of the leader, Elle. The doors to her apartment are open for around three hours each Friday afternoon for anyone to come; it’s a time for both American and international students to spend some time off campus chatting, eating snacks, and drinking tea. I have attended several times over the course of the semester, and each time I have engaged in interesting conversations with the students there.

One afternoon as I sat in Elle’s living room drinking my tea, I chatted with an international student from China. I asked him some questions about his home country, and he began talking about aspects he both liked and disliked about China. He said that he loves China but that if I were to consider visiting Asia, he would probably recommend visiting Japan. That statement intrigued me because I could tell he said it with reservation, as though admitting the superiority of a rival. The reason, he explained, was that in Japan, they “pay attention to detail.” When I asked for a specific example, he described the difference between Japanese and Chinese toilets (a difference I have since forgotten), his point being that the Japanese thought even about one’s comfort in the restroom, whereas the Chinese overlooked such details. He then described the beauty and cleanliness of Japanese cities he had visited. I left tea time that evening feeling intrigued to learn more about the differences between China and Japan and to see if I could find more examples and evidence of what my friend called Japan’s attention to detail.

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International Prom

Earlier this semester, I attended my first international prom at OU. International prom is a yearly event hosted by the International Advisory Committee to give international students the opportunity to experience an American tradition. Having attended “American” proms throughout high school, I was interested to see what an “international” prom would look like, especially after I heard that the DJ would be playing a mix of international and American music. I arrived an hour or so after the dance started and was immediately amazed at the number of people in attendance. The ballroom was crowded with students, both international and American. I maneuvered my way with some difficulty around the edge of the dance floor to the tables on the other side and sat down to observe.

Most people on the dance floor were swaying or shifting their weight from foot to foot in time with the music, but a few audacious students, surrounded by a circle of others, were showing off their moves. This circle would morph and shift around the dance floor as the music changed and different people chose to display their talents. To my disappointment, the majority of the music was American pop; however, several international songs were played as well. Halfway through the night, the president of the Turkish Student Association performed a solo and received rousing applause. The event was more similar to proms I had previously attended than I expected, which, in retrospect, makes sense, since the goal of the event was to introduce international students to an American tradition. I enjoyed the event and hope that it was an enjoyable and memorable experience for all international students who attended. 

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Turkish class

On Thursday, my roommate and I went to the second Turkish language class of the semester. These non-credit classes are offered once a week for anyone interested. I had never before considered studying Turkish, but languages are intriguing to me; after receiving an email informing all students about the classes, I decided to try them. So far, Turkish has been fascinating. The only languages I have studied before are French and a small amount of Spanish—two languages that are closely related in English in both their vocabulary and syntax. Turkish, by contrast, comes from an entirely different family of languages than English, French, or Spanish: the Turkic family. As a result, its syntax and vocabulary are vastly different than those of English or the Romance languages. For example, we learned how to give someone a compliment, such as by saying, “You’re intelligent.” Rather than having the same structure of noun + verb + predicate adjective as in English, the phrase in Turkish can be said in one word: zekisin, a modification of the adjective “intelligent.” “Zeki,” the word meaning intelligent, is given the suffix “sin,” which signifies the second person conjugation. If you wanted to say, “They are intelligent,” the suffix would change to “lar”; the phrase would be “zekilar.” This process of adding suffixes to words to create new meanings is called agglutination and is a key feature of Turkic syntax. I am fascinated to learn more about this language as the semester progresses.  

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